Doit son origine au village de Chateaulin sur Trieux à 2 km en amont
du site actuel, lieu-dit qui abritait la forteresse des Comtes de Penthièvre
et quelques chaumières éparses autour.
Le village fut successivement pillé, incendié puis rebâti
sur les rives du Trieux, reliées par un pont, d'où le nom actuel
de Pontrieux.
A
la fin de la guerre de succession les habitants se sont raprochés et
la ville à pu se développer et s'épanouir à l'endroit
où la vallée du Trieux s'élargit et où la rivière
devient navigable.
Devenue
commune en 1790, paroisse en 1801, puis chef-lieu de district, Pontrieux était
une ville très active caractérisée par son dynamisme commercial
et comptait beaucoup de négociants, d'armateurs, de notables parmi ses
habitants.
La
fin du XVIIIe fut marquée par une crise agricole, des épidémies,
des inondations tragiques, des incendies.
Ce
sera au XIXe que Pontrieux connaîtra sa physionomie actuelle et une prospérité
économique grâce notamment aux aménagements portuaires,
féroviaires et routiers qui dotèrent la ville d'un bon réseau
de communication.
Les
échanges commerciaux vont se multiplier avec les contrées voisines
ou éloignées et Pontrieux va devenir un lieu de passage obligé
et de contact avec l'extérieur, notamment pour l'acheminement des céréales,
des toiles, des fils, du lin et des chevaux.
Le
rail et le débouché maritime confortent l'émergence d'une
petite industrie basée sur le lin, (comme en témoignent les deux
cheminées en brique rouge aux entrées de la ville) le bois, le
carton qui constituaient les trois principaux secteurs d'activités, héritage
du XIXe dont le déclin se fit sentir à la fin des années
50.
Aujourd'hui
Pontrieux, forte des ses 1273 habitants s'ouvre au tourisme et s'éfforce
de séduire ses nombreux visiteurs qui se laissent emporter par le charme
et l'harmonie de ses rues fleuries, par l'authenticité de ses maisons
en colombage, et l'atmosphère paisible qui règne au fil de l'eau
et des lavoirs.